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Affichage des articles du novembre, 2022

Qu'est ce que c'est la stabilisation d'une EDP ?

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Depuis le XVIIIe siècle, l’étude des équations aux dérivées partielles (EDP) est devenue un outil essentiel pour traiter plusieurs phénomènes physiques, citons comme exemple les cordes vibrantes, les poutres et les réseaux de structures flexibles, ou structures mécaniques comme les bras robotiques, les antennes et les mécanismes de grue...etc. La théorie des poutres est certainement le modèle mathématique le plus utilisé dans le domaine de la résistance des matériaux. On parlera brièvement de l’histoire des trois modèles classiques de poutres vibrantes, qui ont tous été développés au milieu du XXe siècle. Le modèle de poutre d’Euler-Bernoulli est l’une des premières descriptions mathématiques du mouvement d’une poutre vibrante, il a été découvert par Jacob Bernoulli. Au milieu du XVIIIe siècle, Leonhard Euler et Daniel Bernoulli ont formulé une théorie utile et applicable. Daniel Bernoulli a dérivé l’équation différentielle régissant le mouvement d’une poutre vibrante, tandis que Leonh...

Les Mathématiques

Le mot « mathématique » vient du grec μάθημα « mathêma » par l'intermédiaire du latin et signifie « science, connaissance ». Il est dérivé du verbe μανθάνω ( manthánô ) (« apprendre »), puis « mathématiques »  de μαθήματα « mathêmata » qui est le pluriel de « mathêma » ; il a donné naissance à l'adjectif μαθηματικός ( mathematikos ), d'abord « relatif au savoir » puis « qui concerne les sciences mathématiques ».  Les origines du mot remonteraient aux pythagoriciens dont l'école distinguait deux catégories de disciples: - les akoutiskoï (les auditeurs) qui ne s'attachent qu'au résultat, - les mathematikoï (les initiés) qui démontre le résultat, ceux qui détiennent le savoir. Cette forme plurielle, utilisée par Aristote , explique l'usage du pluriel pour le substantif en latin, puis en français et dans certaines autres langues européennes. L'usage du pluriel est un héritage de l'époque antique , où le quadrivium r...

L'essence de la science est la recherche des lois causales

  C'est un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre.  Dans son livre Science et Religion, Bertrand Russel affirme que: "La découverte des lois causales est l’essence de la science, et il est donc hors de doute que les hommes de sciences font bien de les chercher. S’il existe un domaine où il n’y ait pas de lois causales, ce domaine est inaccessible à la science . Mais la maxime selon laquelle des hommes de sciences doivent rechercher des lois causales est aussi évidente que celle selon laquelle les ramasseurs de champignons doivent chercher des champignons." Il continue: "La recherche des lois causales, comme nous l’avons vu, est l’essence de la science ; par suite, dans une sens purement pratique, l’homme de science doit toujours admettre le déterminisme comme hypothèse de travail. Mais il n’est pas tenu d’affirmer qu’il existe des lois causales, sauf quand il les a effectivement découvertes : ce serait même imprudent de sa part. Mais il serait plus imprudent e...

Les nombres premiers et l'hypothèse de Riemann

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  Au commencement étaient les nombres premiers. Ce sont des nombres naturels qui ont la propriété spéciale de ne pas pouvoir être exprimés comme le produit de deux nombres plus petits, par exemple 2, 3, 5, 7, etc. L'infinitude des nombres premiers a été démontrée par Euclide 300 ans av. J.-C (proposition 20 du Livre IX, de son livre les Éléments). Une autre question très complexe et très intéressante qui a fait couler beaucoup d'encre est la distribution des nombres premiers. D'ailleurs, Euler a dit à ce sujet en 1751 : "Les mathématiciens ont tâché jusqu'ici en vain de découvrir quelque ordre dans la progression des nombres premiers, et l'on a lieu de croire que c'est un mystère auquel l'esprit humain ne saurait jamais pénétrer. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à jeter les yeux sur les tables des nombres premiers que quelques-uns se sont donné la peine de continuer au-delà de cent mille et l'on apercevra d'abord qu...